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21.07.21

Intempéries : comment protéger les logements face à un risque de plus en plus présent ?

Tempêtes, inondations, orages violents, grêlons… fin juin 2021, la France aura connu tous ces phénomènes en moins de deux semaines. Plus que jamais, les intempéries se placent en tête des risques les plus courants pour les logements dans le pays. Mais comment s’en protéger ? Face à un risque de plus en plus important, les agents immobiliers peuvent accompagner leurs clients en leur proposant des contrats d’assurance adaptés à leurs besoins. 

C’est peu dire que le mois de juin 2021 aura donné des sueurs froides à de nombreux Français. Coulées de boue, chutes d’arbres, vents violents, routes inondées…, les intempéries ont été particulièrement violentes ce mois-ci. Dans le Puy-de-Dôme, 1 500 logements se sont retrouvés privés d’électricité pendant de longues heures, du fait des orages. Dans la Haute-Garonne, les sapeurs-pompiers ont enregistré près de 257 interventions, en moins de 24 heures, à cause des violentes intempéries. Dans l’Aisne, des grêlons - dont certains de la taille d’une  brique – ont causé d’importants dégâts matériels, en particulier chez les viticulteurs. Dans le Maine-et-Loire, la commune de Tiercé a subi des inondations records dans plusieurs rues de la ville. Tout cela, en l’espace de seulement deux semaines. L’année précédente, c’était l’arrière-pays niçois qui était touché de plein fouet par des pluies torrentielles avec 500 mm d’eau tombés en moins de 24 heures. Du jamais vu dans la région.

La France, première victime des pluies violentes en Europe

Cette accumulation d’épisodes violents illustre bien à quel point le risque intempérie est devenu l’un des principaux dangers pour les logements en France. L’Hexagone serait même le pays le plus exposé d’Europe face aux intempéries violentes, à en croire un rapport de l’ONG Germanwatch. Selon lui, la France figure au 18e rang mondial des pays les plus endeuillés par les intempéries extrêmes, avec 1 121 morts entre 1998 et 2017. 

Comment expliquer un tel bilan ? Principalement par la démographie, si l’on en croit les données de l’Insee et du ministère de la Transition écologique. Selon ce dernier, 17,1 millions de Françaises et de Français vivent dans une habitation exposée à un risque d’inondation, la principale conséquence des pluies violentes. 

Un constat appuyé par plusieurs études de l’Insee qui démontrent que les littoraux et les abords des fleuves sont particulièrement peuplés en France. Par exemple, en région Provence-Alpes-Côted’Azur, l’Insee affirme que les zones inondables des communes sont davantage urbanisées que le reste de leur territoire. Ces parties potentiellement immergées comportent, en effet, 24 % de logements de plus par km2 que les zones non-inondables.

L’explosion du risque d’intempéries

De surcroît, l’intensité et la fréquence des épisodes d’intempéries violentes s’accélèrent depuis plusieurs années. En cause : le réchauffement climatique. « Sous l’effet de la hausse de la température, l’atmosphère peut contenir davantage de vapeur d’eau, laquellepeut se transformer en pluies, ce qui conduit à une intensification des précipitations », explique au Monde Véronique Ducrocq, chercheuse à Météo France. Ainsi, toujours en région PACA, selon les simulations de Météo France, les épisodes d’intempéries violentes vont augmenter de 20 % à chaque degré de réchauffement du climat.

Protéger les logements face aux intempéries extrêmes

Alors, comment protéger les logements face à ce risque naturel de plus en plus intense ? Côté pouvoirs publics, le Plan national Submersions Rapides (PSR) a été mis en place dès 2011 pour améliorer la détection rapide des intempéries et pour revoir les règles d’urbanisme. 

Mais, sur le terrain, que peuvent faire les professionnels de l’immobilier ? Leur principal accompagnement consiste à aider leurs clients à trouver un contrat d’assurance qui les protège au mieux contre ce risque climatique. Par exemple, les locataires peuvent se tourner vers un contrat multirisque habitation qui prend en charge les dégâts liés à des catastrophes naturelles. Quant aux bailleurs, ils peuvent souscrire une assurance propriétaire non-occupant (PNO) afin de couvrir le logement, même inoccupé ou même en cas de défaut d’assurance du locataire. Enfin, les syndics peuvent protéger les chantiers de la copropriété avec une assurance multirisque chantier. En effet, en cas d’intempéries violentes, les travaux d’un immeuble (ravalement de façade, isolation des planchers-bas ou des combles, etc.) peuvent subir d’importants dégâts. 

En somme, l’aggravation du risque climatique ajoute une nouvelle responsabilité pour les professionnels de l’immobilier. Plus ce risque augmente, et plus ils doivent accompagner leurs clients en les aidant à se protéger au mieux.