Envoyer l'article par email

Courriels des destinataires séparés par des virgules.
10.01.14

L’optimisme, en ce début d’année, n’est pas au rendez-vous, il faut hélas bien le constater. Au plan macro-économique, la reprise tant espérée, continue de se faire attendre… Et sur les marchés de l’immobilier, rares sont les signaux positifs qui laissent envisager une embellie rapide.

Si la plupart des commentateurs sont pessimistes, reconnaissons objectivement que pour le marché de l’immobilier résidentiel, la conjoncture pèse sur la solvabilité et sur la confiance des ménages et que les dernières mesures fiscales et la loi ALUR en discussion n’arrangent rien...

Il n’est donc pas étonnant que les résultats des enquêtes qui se multiplient ces derniers jours, montrent que les investisseurs se détournent du secteur immobilier locatif, que les ménages qui ont de l’argent à placer sont moins nombreux à penser à l’immobilier et que les propriétaires bailleurs dont le bail arrive à terme préfèrent pour certains revendre leur bien. Si l’on ajoute à cela les anticipations négatives concernant les deux mesures emblématiques du projet de loi ALUR, l’encadrement des loyers et la garantie universelle des loyers (GUL), le scénario est plutôt sombre.

Pourtant, je suis convaincu qu’il y a de vraies raisons de penser que les choses iront mieux en 2014. Premièrement, les taux de crédit sont bas. S’il est hasardeux d’affirmer qu’aucune hausse n’interviendra, rien ne permet de penser que les taux remonteront sensiblement. Deuxièmement, on commence à observer un tassement des prix à Paris et en Ile de France, alors que de nombreuses régions ont accusé un recul des prix allant jusqu’à 8 % en 2013. Troisièmement, la bourse est plutôt porteuse. Le CAC a progressé de 18 % en 2013… il donne de l’appétit à certains propriétaires immobiliers, prêts à procéder à des arbitrages ; cela contribuera sans doute à détendre un peu le marché. Quatrièmement, il manque un million de logements en France. Le logement reste un besoin de première nécessité... Dès confirmation des premiers signaux positifs, les affaires vont repartir.

J’ajouterai enfin, en ce qui concerne l’immobilier locatif, que la GUL devrait avoir un effet limité sur le marché. Parti d’une taxe généralisée, le gouvernement a fini par atterrir sur une solution plus consensuelle. La GUL ne devrait pas être obligatoire (voir notre communication du 20 décembre 2013), les propriétaires pourront l’améliorer s’ils le souhaitent par des garanties complémentaires, la caution devrait perdurer et la souscription d’une GLI restera possible pour les propriétaires attachés à une assurance classique, simple et complète. Voilà donc une cinquième raison de penser qu’un frein au redémarrage du marché locatif est levé, auquel GALIAN a d’ailleurs activement contribué (voir notre revue de presse sur l’extranet).

Dans ces conditions, soyons fous !... et tablons sur embellie en 2014. Nous savons tous, comme Émile Coué dont la méthode est bien connue, que les prophéties autoréalisatrices fonctionnent parfois.

C’est pourquoi à l’occasion de cette nouvelle année, GALIAN souhaite vous faire partager son optimisme et vous adresse ses meilleurs vœux immobiliers pour 2014 !

Georges ISAAC,
Président de GALIAN