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 Baisse des taux des crédits immobiliers : quels enjeux pour les agents du secteur ?
08.04.21

Baisse des taux des crédits immobiliers : quels enjeux pour les agents du secteur ?

En pleine pandémie, la pierre demeure plus que jamais une valeur refuge. Avec des taux au plus bas, les candidates et candidats à l’achat restent nombreux… mais prudents. Dans un contexte incertain, les professionnelles et professionnels de l’immobilier gardent cependant toute la confiance des porteurs de projet. De quoi tirer leur épingle du jeu. Explications.

Les projets immobiliers font de la résistance

Et si l’achat immobilier était le phare dans la tempête pour de nombreux Français ?

La note de conjoncture (et de prospective !) de la Fnaim pour l’année 2021 n’évoque rien de moins qu’« un marché de cœur et de raison ». Sans manquer de souligner que durant l’année 2020 et malgré les turbulences, « la pierre a remarquablement résisté ». Dans le baromètre « Le pouvoir d’achat immobilier des Français» réalisé par OpinionWay pour Capifrance en partenariat avec Empruntis, « un tiers des Français concède qu’il serait prêt à investir dans la pierre s’il avait une somme d’argent à placer ». Encouragés certes, par un contexte plutôt favorable aux acheteurs. « Une majorité (60 %) voit dans les taux bas actuels du crédit immobilier le signal que le moment serait bien choisi pour emprunter afin de concrétiser un projet. » 

Des taux de prêt à des niveaux exceptionnellement bas

La tendance était à la baisse depuis plusieurs années. Mais une année 2020 hors norme et les incertitudes économiques allant de pair avaient de quoi donner des sueurs froides aux professionnelles et professionnels du secteur. Il n’en fut rien, bien au contraire. 

Les taux de prêts immobiliers n’ont pas augmenté. Ils se sont même maintenus à des niveaux exceptionnellement bas. L’Observatoire crédit logement – CSA, qui scrute chaque mois les taux, indique pour février 2021 que « le taux moyen perd encore deux points de base à 1,14 %, se rapprochant des niveaux minima observés fin 2019, début 2020 ». 

Un octroi complexe, mais des conditions récemment assouplies

Cependant, cette baisse des taux cache une situation en trompe-l’œil. Parmi les indicateurs étudiés par l’Observatoire crédit logement – CSA, celui de l’activité de crédit apporte une nuance de taille. Entre février 2021 versus février 2020, le nombre de prêts accordés a chuté de 20,3 %.

Sans, ou avec un faible apport personnel, les projets sont plus complexes à concrétiser. Mais les nouvelles recommandations du Haut Conseil de stabilité financière pourraient redonner une bouffée d’oxygène bienvenue. Fin janvier 2021, cet organe du ministère de l’Économie a en effet préconisé de concéder des taux d’endettement à 35 %. De nouvelles mesures qui viennent assouplir les recommandations de décembre 2019, qui préconisaient un taux d’endettement maximal de 33 %. 

Le Haut Conseil de stabilité financière précise, en outre, qu’il « sera particulièrement vigilant quant à la mise en œuvre de la présente recommandation et à l’évolution des pratiques d’octroi ». Signe que ces évolutions ne se traduisent pas toujours dans les usages des établissements bancaires. 

Dans ce contexte fluctuant, les candidats à l’achat ont donc plus que jamais besoin de s’appuyer sur un professionnel ou une professionnelle capable de les épauler. 

L’agent immobilier pour donner le bon cap

Les Français et les Françaises ne s’y trompent pas, et ils continuent de considérer l’agent immobilier comme un pilier essentiel de leur projet immobilier. Pour preuve, à la sortie du premier confinement, en mai 2020, 62 % des vendeurs et 50 % des acheteurs interrogés avaient comme première attente « de recevoir des bons conseils de la part de son agent immobilier ». La deuxième est sa faculté à « maintenir le lien » (selon une enquête ORPI). Mais 32 % des personnes interrogées souhaitaient toutefois reporter leur projet, préférant, pour 69 % d’entre elles, « attendre de voir comment la situation va évoluer ». La prudence reste de mise.

Dans une période incertaine et face à des acheteurs au comble des questionnements, les professionnelles et professionnels de l’immobilier ont donc tout intérêt à incarner la réassurance. Et à se positionner comme des spécialistes sur le terrain du conseil et de l’accompagnement. 

Le rôle clé du réseau de partenaires 

Pour des acheteurs, naviguer seul n’est pas de tout repos. Pour faire la différence, l’agent immobilier peut également capitaliser sur son carnet d’adresses. Il connaît les rouages bancaires, sait activer les bons leviers, et faciliter la mise en relation avec les interlocuteurs ad hoc. 

Parmi eux figure la courtière ou le courtier en prêt immobilier. D’autant qu’une majorité de Français semble reconnaître son rôle décisif. Dans une enquête Opinion Way – Artemis Courtage, réalisée en novembre 2020, « le courtier est identifié comme un professionnel qui permet d'avoir les meilleures chances d'obtenir un crédit » pour 61 % des personnes interrogées. Dans un nouveau sondage (février 2021), de ce même institut, celles et ceux qui ont eu recours à un courtier pour leur prêt immo « voulaient être sûrs de trouver une solution de financement », pour 30 % d'entre eux. Ils n’étaient que 23 % en janvier 2020. Preuve que le besoin de garanties s’accentue. Avec des objectifs déterminants pour l’agent immobilier : conseiller, cadrer et sécuriser les parcours immobiliers.